mercredi 22 juillet 2015

Kazan et Nizhny Novgorod

En traversant l'Oural, une chaîne de montagne située 30km à l'ouest d'Ekaterinbourg, nous avons finalement quitté l'Asie, pour rentrer en Europe. Notre première destination en Europe est la ville de Kazan. Décrite comme le Istanbul du nord, Kazan est une ville ou l'Europe et l'Asie se rencontrent dans un curieux mariage.

Kazan était originellement la capitale des tatars, peuple descendant des turques et mongoles. Lorsque Gengis Khan est décédé, l'immense empire qu'il avait conquis fut séparé entre ces fils, l'un d'entre eux hérita de cette région et devint la puissance de la région. Pendant plusieurs centaines d'années, les tatars et les russes se livrèrent de féroces batailles territoriales. Lors d'une des nombreuses guerres, les tatars ont presque réussis à conquirent Moscou. Tout ceci prit fin au 15e siècle, quand Ivan le terrible conquis Kazan, annexant l'empire Tatar à la Russie. Lorsque Ivan le terrible conquit Kazan, il tomba follement amoureux de la fille du dirigeant de Kazan. Un petit peu amère qu'il ait tué toute sa famille, elle lui dit qu'elle l'épousera s'il pouvait construire la plus haute tour au monde ( à l'époque) que vous pouvez voir ci-dessous. Lorsque la construction fut complétée, la légende dit que la princesse monta au sommet et se jeta dans le vide. La tour porte encore le nom de la princesse: Söyembikä,  #happyending.

Tour Söyembikä

Aujoud'hui, Kazan est la capitale de la république semi autonome du Tatarstan. Les conséquences de l'historique de le région sont omniprésentes dans le ville. À l'intérieur du Kremlin (fortification russe), on retrouve une mosquée et une église, voisines l'une de l'autre.

Mosquée dans le Kremlin


Mosquée dans le Kremlin

Intérieur de la mosquée

Isabelle qui cache ses cheveux ( valide pour les églises orthodoxes également)


C'est la première ville que nous visitons en Russie qui à une industrie touristique développée. Des magasins de souvenir, plusieurs rues piétonnes, plusieurs cafés et restaurants, on comprend rapidement que le train rapide entre Kazan et Moscou a provoqué l'éclosion d'une industrie touristique que nous n'avions pas vu depuis notre entrée en Russie


Église



Niznhy Novgorod est une ville battit autour de son Kremlin, jugé au sommet d'une falaise, à l'intersection des rivière Volga et Oka. Cette ville est l'ancienne forteresse la plus imposante du duché de Moscou avant que la Russie soit unifiée.  La ville devint un centre d'affaire important et au tournant du 20e siècle, entreprit la révolution industrielle en se dotant de plusieurs usines et centres de recherche. Lorsque les communistes prirent le pouvoir, la ville, maintenant renommé Gorky, fut fermée au public afin de protéger les secrets industrielles et usines militaires soviétiques. Jusqu'en 1970, aucune carte routière de la ville n'existait ! La ville ré-ouvra ces portes au tourisme en 1990, avec la chute de l'URSS.


Point vue de la forteresse où les deux rivière se joignent



Maison la plus dispendieuse de Nizhny pour longtemps, ayant appartenu à un riche marchand
salle de bal


Escalier pour passer du Kremlin au bord de l'eau

Mur du Kremlin



vendredi 17 juillet 2015

Ekaterinbourg

Nous avons quitté un pluvieux Tobolsk pour Ekaterinbourg. Au cours de notre parcours de train, nous avons croisé une locomotive tirant plusieurs wagons remplis de tanks, qui revenaient probablement d'Ukraine d'un exercice dans l'ouest du pays.



Après une journée dans le train, nous sommes finalement arrivés en soirée avec l'intention de prendre un bus. Les russes utilisent plusieurs moyens de transport en commun. Il y a les autobus, les trolley-bus, les matrushkas ( un mini bus), les tramways et des métros (dans les plus grandes villes). Tout ces systèmes se côtoient, mais ont différents coûts, différentes fréquences, différents arrêts. Les arrêts ne sont pas toujours indiqués et la parcours n’apparaît nul part. Arriver dans un nouvelle ville russe et réussir à prendre un de ces moyens de transports pour arriver à bon bord requiert un peu de préparation et beaucoup de chance. L'opération est habituellement beaucoup plus facile pour retourner à la gare. Ce soir là, après avoir déambulé et demandé des indications à quelques locaux, nous avons abdiqué et pris un taxi; une chance, car le tram que nous attentions et qui n'ait jamais venu, ne nous aurais pas emmené au bon endroit !

Les russes sont en général toujours prêts à aider quand on leur demande. Seul hic, la grande majorité ne parle que russe. Leur montrer une carte avec des noms de rues non cyrilliques (alphabète Russe) peut également porter à confusion. Le langage corporel (signe avec les mains et directions) reste le meilleur moyen de se faire comprendre, considérant notre niveau très débutant en russe (Yannick s'occupe des discussions). 

Ekaterinbourg est une des plus grosses villes de Russie et notre dernière ville en Asie. La frontière géographique entre l'Europe et l'Asie est située juste à l'extérieur de la ville. La ville est également connue comme étant le lieu ou les Romanov (dernier tsar et sa famille) ont été assassinés. Une église leur est consacrée au lieu ou le massacre a eu lieu.

Lenin pointe vers un succès capitaliste

Premier McDonald en Russie


L'équipe de hockey russe les Automobiles: avec eux, on est en voiture !





Église en mémoire des Romanov



La police en Lada... Si le crime ne paie pas, la police non plus on dirait !
Ekaterinbourg possède plusieurs monuments en hommage à toutes sortes de choses (nous sommes un peu déçus de ne pas avoir trouvé celui de Michael Jackson; oui il y a un monument hommage a Michael Jackson) , voici un aperçu:

Hommage aux victimes des guerres

Hommage au clavier QWERTY

Hommage au Beatles

Hommage au Poupées russes
Hommage à la Russie Capitaliste

Hommage à l'inventeur de la bicyclette

Hommage aux Banquiers

Hommage aux vendeurs de parfum

Hommages aux marchands

Ceci représente l'unité des amis ours (WTF)




lundi 13 juillet 2015

De Tomsk à Tobolsk

A partir de Irkustk nous avons pris le trans-sibérien (train 001 de Vladivostok à Moscou) jusqu'à Taiga. Ce train était beaucoup plus luxueux que les précédents. On avait même une télévision présentant des films et comiques en russe dans notre cabine! Le numéro du train en Russie est un indicateur de sa classe. Un numéro bas (sous les 100) garantie un train assez récent avec des toilettes biologiques (pas de déversement sur les rails). Un numéro plus élevé correspond à un plus vieux train, souvent décoré avec du contreplaqué de bois, habituellement moins rapide et avec des toilettes à trappes déversant sur les rails.

Chillin' in the train

Le trajet jusqu'à Tomsk a duré un peu plus de 24h, incluant un transfert de train; la ville étant situé un peu au nord de la ligne du trans-sibérien. Tomsk est une ville universitaire animée (selon le Lonely Planet), qui possède encore plusieurs quartiers de maisons traditionnelles sibériennes en bois.

Tomsk

L'auteur russe Chekov avait visité Tomsk et avait déclaré que c'était la ville et les habitants les plus ennuyant qu'il avait jamais rencontré. La ville de Tomsk a décidé de lui rendre hommage avec une statue.

Maison en bois style sibérien

Volets style sibérien

Maison en bois style sibérien

Vue sur la rive sud de Tomsk ( ressemble à celle de Quebec, des champs et quelques paysans)

Gare de Tomsk 

Après Tomsk, nous avons pris un train jusqu'à Tobolsk en passant par Novosibirsk. Cette dernièere est la 3e plus grosse ville de russie, mais probablement l'une des moins intéressante également pour des touristes.

Lecture dans le train pour Novosibirsk

Lénine et ces nouveaux amis skateux

Théâtre de Novosibirsk


Chapelle au milieu de la rue

Gare de Novosibirsk

Gare de Omsk (pour Lloyd)
Tobolsk est également un peu à l'écart du trajet du trans-sibérien. Sur ce train, nous avions un compagnon de compartiment russe qui parlait en Anglais; une première. La discussion était intéressante et joviale, mais on sentait un malaise quand cette dernière déviait sur des sujets comme l'homosexualité et l'Ukraine.

À Tobolsk, nous sommes restés dans un hostel où nous étions les seuls non russes. Cela nous arrivera presque partout sur notre trajet... La propriétaire, parlant très peu anglais, était très excitée de nous recevoir. Il est même vrai de dire que Yannick était son client préféré...juste à aller voir sur leur page sur booking.com!



Tobolsk est une ancienne capitale de la Sibérie. La ville vaut le détour juste pour visiter le Kremlin (fortification avec église) , revêtu tout de blanc. À part de ça, la ville est morte. Nous n'avons pas réussi à trouver un pub\bar dans toute la ville, seulement quelques cafés. La température était également glaciale durant notre séjour. Après des journées de 30C à Tomsk, nous avons été surpris de se retrouver dans une ville très venteuse où la température n'a pas dépassée les 12C. Bienvenue en Sibérie en juillet!!!


Cathédrale à Tobolsk

Isa regarde Tobolsk

Sortie de l'église, les filles doivent se couvrir